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La Mariée Arlequin, souvenir de Picasso. Autoportrait, 2006
(C-print, contrecollé sur Dibond et sous Diasec, 120 x 120 cm, ed 10)
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La Mariée Guernica, souvenir de Picasso. Autoportrait, 2006
(C-print, contrecollé sur Dibond et sous Diasec, 120 x 120 cm, ed 10)
« Autoportraits d’après Picasso
L’art est avant tout l’expérience de la transformation. La transformation m’apparaît comme la valeur ultime de l’œuvre. L’art est devenu pour moi l’espace du retournement, de la libre résonance, de la métamorphose changeante – mutation, permutation, transmutation. Mes autoportraits, ou ce qu’on appelle ainsi, sont seulement le lieu et la formule de la transfiguration : tout ce qui n’est pas moi m’intéresse. Être là où je ne pense pas être, disparaître là où je pense être, voilà l’important. Tout d’un coup, le passé s’abolit, le présent devient constant, le futur est aspiré.
Dans la persistance rétinienne mentale, les tableaux de Picasso s’imposent comme une succession d’épiphanies, un enchaînement précis, présent, transparent de la pensée. Il n’y a rien comme cette pensée en images pour affirmer le Temps et le retourner sous vos yeux, le transformer, le retrouver, le respirer, l’isoler, l’espacer, l’écouter, l’écouler, le concentrer, le dilater, le contracter, l’accélérer, le freiner, le démultiplier. »
01 octobre 2006 | Artistes | Faire un commentaire ?